Paonique à bord

“La hideuse grimace humaine est enfin visible, même si personne ne la voit. Nous avons changé d’ère sous anesthésie profonde, à moins, écrit Sollers, d’entendre l’appel. Maître Eckhart dit que la vraie lumière est le Néant, la conscience de ce Néant.

La musique est l’échappée, Sollers écoute Bach, qui fut un enfant joueur, fugueur, espiègle : une sorte d’autoportrait. La musique et la littérature se pensent en vous, lorsque vous êtes réveillés du grand sommeil, enfin nés, « à côté » définitivement.

Philippe Sollers : au commencement est un atome explosif, les phrases sont des tubes parcourus de faisceaux rapides, tels des faisceaux de protons neutrons qui parcourent un milliard de Km/heure et entrent dans l’intimité de la matière.

De quoi faire exploser, dans ce polar métaphysique, la sourde influence de l’hystérie féminine*… Et revoir les étoiles.

Cette écriture est la seule fenêtre. Bravo !”

extrait d’une note de lecture signée Alice Granger Guitard (“Sa formation scientifique ne l’a pas empêchée de s’intéresser depuis toujours à l’écriture.” ), à propos de Les Voyageurs du Temps de Philippe Sollers.
* nous soulignons.
Publié dans: on janvier 31, 2009 at 9:32 Laisser un commentaire

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